L’aérage, plus en détail
L’aérage est la partie d’une exploitation souterraine où un déficit se mesure en vies humaines,
pas en tonnes. C’est aussi celle qui se dégrade en silence : une galerie avance, une gaine
s’allonge, un régulateur reste ouvert après un poste, et le débit au front tombe bien en dessous
de ce que prévoyait le plan — alors que tous les ventilateurs du réseau tournent et que rien ne
paraît anormal depuis le jour.
Le travail relève donc autant de la mesure que de l’installation.
Mesures et relevés. Le débit au point d’utilisation, et non au ventilateur. Les campagnes de
mesure de pression et de débit établissent ce que le réseau délivre réellement par rapport à ce
qu’il était censé délivrer, et où passent les fuites entre les deux.
Circuits auxiliaires. Les galeries en creusement et les chantiers dépendent de ventilateurs
auxiliaires et de gaines, et c’est là que se perd l’essentiel du débit utile. L’état de la
gaine, l’étanchéité des raccords, la longueur du tronçon et la position du ventilateur par
rapport à l’entrée d’air déterminent si le débit sortant du ventilateur ressemble encore à
celui qui parvient au front.
Ouvrages d’aérage. Portes, bouchons, régulateurs, barrages et cloisons dirigent l’air là où
le plan le prévoit. Un réseau d’aérage ne vaut que ses ouvrages, et ces ouvrages sont des
objets physiques que l’on heurte, que l’on laisse ouverts et que l’on endommage.
Chaleur et diesel. À mesure que les travaux s’approfondissent, la température de la roche
vierge et l’auto-compression élèvent la température de l’air entrant, tandis que les engins
diesel ajoutent chaleur et particules au même flux. Les deux augmentent le débit nécessaire,
indépendamment de la question des gaz.
Cadre réglementaire. Au Ghana, les exigences d’aérage souterrain relèvent du règlement
Minerals and Mining (Health, Safety and Technical) Regulations, 2012 (L.I. 2182), appliqué par
la division Inspectorate de la Minerals Commission. Les registres et les relevés d’aérage sont
inspectables : les campagnes de mesure doivent donc être documentées à un niveau qui résiste à
une inspection, et pas seulement réalisées.
À ciel ouvert et au fond
La maintenance et l’appui sur site s’appliquent aussi bien aux exploitations à ciel ouvert
qu’aux exploitations souterraines. L’aérage concerne spécifiquement le travail au fond.